La naissance de la station 

 

Le plateau sur lequel est construit la station appartenait à une illustre famille du chablais, les comtes de Rovorée. Cédés à la commune de Morzine, ces alpages prirent le nom de terres « Rovorée ».

Après la disparition de la première syllabe, vient le nom terres « Avorée », puis terres « d’Avoreaz » et enfin Avoriaz (le « z » ne se prononce pas). 

Avec ses murs de planches et les toits en lauzes, les anciens chalets, occupés que pendant les beaux jours, sont les témoins d’un passé ou ne s’exerçait qu’une activité d’alpage. Les bergers emmontagnaient au printemps les troupeaux de la vallée et démontagnaient à l’automne. 

 

Jean Vuarnet, enfant de Morzine, rendu célébre par son titre de champion olympique en 1969 à Squaw Valley, songe à un nouveau défi à son retour :

ouvrir les champs de neige d’Avoréaz aux amoureux du ski.

Il lui faut alors un partenaire immobilier, capable d’apporter son savoir faire.

Il le trouve en la personne de Robert Bremond qui propose à son fils Gérard, plus tard fondateur et président du groupe Pierre et Vacances de réaliser l’opération de A à Z.

Avec de jeunes architectes tels que Jacques Labro, Jean Jacques Orzoni et Jean Marc Roques, ils imaginent un concept de station novateur : « Lorsqu’on part en vacances, on souhaite trouver un contexte différent de celui dans lequel on vit au quotidien »

Avoriaz sera donc sans voiture, le chauffage sera électrique et non polluant, les rues serviront de pistes, l’architecture sera modeste, intégrée dans le cadre, mais novatrice.

 

Avoriaz naît sur le papier le 28 décembre 1962

 

Les résidences Sosna, Thuya, Araucarya, ainsi que les chalets qui leur font face en sont le meilleur exemple : l’architecture est en harmonie avec son décor naturel. Les toitures se développent en plan incliné jusqu’au sol, favorisant la fixation de la neige tout l’hiver.

Seule concession aux traditions locales : les façades sont recouvertes de tavaillons (tuiles en bois) qui constituaient la plupart des toits savoyards. Ceux ci sont également appelés Shingles car réalisés dans un bois d’origine canadienne : le cèdre rouge

 

Le village des Dromonts valut à ses concepteurs un prix d’architecture en 1968

 

La station tout juste lancée, Gérard Bremond doit la faire connaître auprès du public. Il est à la recherche d’une idée lorsqu’il rencontre Lionel Chouchan. 

 

Celui ci lui propose d’organiser un festival de cinéma dévolu uniquement au genre fantastique.

 

Le pari est risqué mais la première édition voit le jour en 1973 et jusqu’en 1994 les acteurs et réalisateurs se succèdent de Steven Spielberg à David Cronenberg, Luc Besson, Georges Miller et bien d’autres.

 

 

 

Revivez en vidéo les débuts de la station en cliquant sur l’image ci dessous